En bref. Étudiants en studio, colocataires, parents qui aident leur enfant, propriétaires qui louent à des jeunes : cette page explique pourquoi les logements partagés sont exposés aux punaises de lit, qui doit agir et comment le traitement se déroule. France Punaise de Lit Annecy, spécialiste des punaises de lit en Haute-Savoie, marque de France Dératisation Groupe, traite les colocations, studios et chambres d’étudiants dans tout le département. Pendant toute l’intervention, le technicien vérifie chaque chambre et les pièces communes, puis remet un rapport écrit que vous pourrez transmettre au bailleur. Pour un devis gratuit, cliquez sur « Demander mon devis ».
Les étudiants de Haute-Savoie en chiffres
| Lieu | Élèves et étudiants de 15 à 64 ans | Habitants | Ce que cela indique |
|---|---|---|---|
| Haute-Savoie | 42 024 | 861 158 | Une population jeune, dans la tranche d’âge que l’Anses associe à un risque plus élevé |
| Annecy | 7 924 | 132 117 | Près d’un élève ou étudiant du département sur cinq vit à Annecy |
| Annemasse | 2 080 | 37 628 | Le deuxième pôle du département |
| Thonon-les-Bains | 1 666 | 37 928 | Le pôle du Chablais |
| Saint-Julien-en-Genevois | 888 | 16 222 | Le Genevois, autre bassin frontalier |
| Cluses | 876 | 17 795 | La vallée de l’Arve |
| Rumilly | 832 | 16 442 | L’Albanais |
| Sallanches | 717 | 17 319 | Le pays du Mont-Blanc |
| Gaillard | 703 | 11 423 | L’agglomération d’Annemasse |
Source : INSEE, recensement de la population 2022. Ce chiffre compte les élèves et étudiants de 15 à 64 ans, lycéens compris : beaucoup vivent encore chez leurs parents. Il ne mesure donc pas le nombre de colocations. Il montre en revanche où vivent les jeunes qui suivent une formation, et donc où les studios, chambres et colocations se concentrent.
Deux enseignements. Annecy domine nettement : la ville réunit à elle seule 7 924 élèves et étudiants, près de quatre fois plus qu’Annemasse. Le reste se répartit entre une dizaine de villes moyennes, de Bonneville (566) et La Roche-sur-Foron (564) à Passy (527) et Vétraz-Monthoux (507). Les punaises de lit chez les jeunes ne sont donc pas une affaire de grande ville universitaire : elles concernent tout le département.
Pourquoi étudiants et colocataires sont exposés
Partager un logement
Pour l’Anses, le fait de « résider dans un logement partagé » peut favoriser une infestation. L’agence note aussi que les jeunes adultes, voire les mineurs, semblent constituer un facteur de risque. En colocation, chacun apporte ses affaires, reçoit ses amis et voyage de son côté : un seul occupant suffit pour faire entrer des insectes dans tout l’appartement.
Les meubles et les vêtements de seconde main
Près de 20 % des infestations ont pour origine l’achat de matériel d’occasion, selon l’enquête Ipsos réalisée pour l’Anses. Matelas récupéré, canapé trouvé par petite annonce, vêtements de friperie : ces achats demandent une précaution. La plateforme de l’État donne la marche à suivre : laver les vêtements d’occasion à plus de 60 °C, ou les passer au moins 30 minutes au sèche-linge au cycle le plus chaud, ou les congeler 72 heures. Les meubles récupérés dans la rue ou en brocante se nettoient avec un appareil à chaleur spécialisé avant d’entrer dans le logement.
Les déménagements de rentrée
La même enquête relève que, dans 16 % des cas, le logement était déjà infesté à l’arrivée des nouveaux habitants. Un studio qui change de locataire chaque année hérite de ce que le précédent a laissé. Avant d’installer vos affaires, regardez les coutures du matelas, les lattes du sommier, le bois du lit et les plinthes : de petits points noirs y signalent des déjections.
Le canapé des amis et les retours de week-end
Un voyage, le canapé d’un ami, les transports : la plateforme de l’État cite elle-même ces situations ordinaires. Les punaises voyagent dans les sacs et les vêtements. Un week-end chez des amis ou un retour chez les parents suffit à les déplacer d’un logement à l’autre.
La gêne qui fait attendre
L’Anses constate que les victimes ont parfois peur d’être stigmatisées, ce qui les empêche d’en parler et d’agir vite. Or la présence de punaises ne traduit pas un manque de propreté. En colocation, prévenez vos colocataires dès les premiers signes : plus le traitement commence tôt, plus il reste limité.
Comment nous intervenons en colocation ou en studio
Tout le logement, pas seulement la chambre qui pique. En colocation, les pièces communes sont partagées. Le technicien inspecte donc chaque chambre, le salon et son canapé, que la plateforme de l’État classe parmi les pièces les plus touchées. Pendant toute l’intervention, il ajuste le traitement aux refuges qu’il découvre.
Une préparation partagée entre colocataires. Chacun lave son linge et ses vêtements à 60 °C et les range en sacs fermés. Les plinthes et le dessous des lits sont dégagés. Personne ne déplace un meuble vers une autre pièce, et personne ne part dormir ailleurs avec des affaires non traitées.
Les techniques. Vapeur sèche jusqu’à 180 °C sur les matelas, canapés et tissus, insecticide professionnel dans les refuges, nébulisation des pièces.
Le rapport écrit. Il indique le niveau d’infestation constaté, les zones traitées et les consignes. C’est le document à joindre à votre courrier au bailleur ou à l’agence.
Le second passage. Prévu selon le protocole, il demande la même préparation : à prévoir dans le planning de chacun, partiels compris.
En résidence ou en immeuble. Si l’analyse laisse penser que des studios voisins sont touchés, le technicien le note dans le rapport : le gestionnaire pourra faire vérifier les logements concernés.
Délai d’intervention : rapide, précisé avec le devis. Le devis indique le prix complet, déplacement compris. Le test en ligne du site peut vous aider à faire le point avant de demander un devis.
Responsabilités et interlocuteurs
Le bailleur doit un logement sans punaises. La loi du 6 juillet 1989 impose au bailleur de remettre un logement décent, « exempt de toute infestation d’espèces nuisibles et parasites » (article 6). Cette règle s’applique au logement vide comme au meublé loué en résidence principale (article 25-3), à la colocation, définie comme la location d’un même logement par plusieurs locataires (article 8-1), et au bail mobilité, ce bail meublé d’un à dix mois ouvert notamment aux étudiants, stagiaires et apprentis (article 25-12). Service-public.fr range aussi l’absence de nuisibles et de parasites parmi les critères de décence, y compris en colocation.
Qui paie, selon la plateforme de l’État. Le propriétaire prend en charge la détection et la désinfestation. Informez-le dès les premiers signes, de préférence par écrit. S’il refuse d’intervenir, vous pouvez saisir la commission départementale de conciliation ou le tribunal judiciaire. Si vous êtes allocataire, la CAF peut dans certains cas vous aider.
L’ADIL 74, près des villes étudiantes. Elle conseille gratuitement locataires et bailleurs. Son siège est à Annecy (04 50 45 79 72) et elle tient des permanences sur rendez-vous à Annemasse, Thonon-les-Bains, Saint-Julien-en-Genevois, Cluses, Rumilly et Bonneville, toutes parmi les douze communes qui comptent le plus d’élèves et d’étudiants.
L’information publique. La plateforme stop-punaises.gouv.fr et la ligne 0 806 706 806, qui oriente vers le réseau des ADIL.
Où cela se joue en Haute-Savoie
- Annecy et le lac : Annecy, 7 924 élèves et étudiants.
- Genevois français : Annemasse (2 080), Saint-Julien-en-Genevois (888), Gaillard (703) et Vétraz-Monthoux (507).
- Chablais et Léman : Thonon-les-Bains (1 666).
- Vallée de l’Arve et Faucigny : Cluses (876), Bonneville (566) et La Roche-sur-Foron (564).
- Albanais et Usses : Rumilly (832).
- Pays du Mont-Blanc : Sallanches (717) et Passy (527).
Vous étudiez ou travaillez près de Genève ? Notre page frontaliers et Léman Express complète celle-ci.
Questions fréquentes des étudiants et colocataires
Un seul colocataire a des piqûres : faut-il traiter tout l’appartement ?
Le technicien inspecte tout le logement, parce que le salon, le canapé et les sacs circulent entre les pièces. Il ne traite que ce que l’analyse justifie, et le rapport précise les pièces concernées. Dans tous les cas, la préparation concerne l’ensemble des colocataires.
Qui paie le traitement dans une colocation ?
Le bailleur. La loi du 6 juillet 1989 lui impose un logement exempt de nuisibles et de parasites, et cette règle s’applique à la colocation. Prévenez-le par écrit avec vos constats. En cas de blocage, l’ADIL 74 vous conseille gratuitement.
J’ai récupéré un matelas ou un canapé d’occasion : que faire ?
Inspectez les coutures, les plis et le dessous avant de le faire entrer. Faites-le nettoyer avec un appareil à chaleur spécialisé, comme le recommande la plateforme de l’État. Dans le doute, mieux vaut renoncer à un matelas trouvé dans la rue.
Je rentre chez mes parents le week-end : puis-je les contaminer ?
C’est possible, car les punaises voyagent dans les sacs et les vêtements. Transportez votre linge en sac fermé, lavez-le à 60 °C dès l’arrivée et posez votre sac loin des lits et des canapés.
Sources
- INSEE : recensement de la population 2022 (élèves et étudiants de 15 à 64 ans) ; population municipale en vigueur.
- Anses : « Les punaises de lit en 13 questions », 5 octobre 2023, consulté le 27/10/2026.
- stop-punaises.gouv.fr : page d’accueil et « Tout savoir sur les punaises de lit », consultées le 27/10/2026.
- Légifrance : loi n° 89-462 du 6 juillet 1989, articles 6, 8-1, 25-3 et 25-12, consultés le 27/10/2026.
- Service-public.fr : « Logement à louer décent » (fiche F35978, vérifiée le 21 mars 2025), consultée le 27/10/2026.
- ADIL 74 : siège et permanences, consultés le 27/10/2026.
Page mise à jour le 27 octobre 2026.
Photo : Gabriel Beaudry / Unsplash